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SEPAQ : petit guide d’une campeuse avertie

SEPAQ : petit guide d’une campeuse avertie

Par Mel Leblanc

Entre la SÉPAQ et moi, ça a toujours été une relation amour-haine. Avec les années, mon baluchon à « petits essentiels pour avoir un bon séjour en SÉPAQ » s’est rempli et j’ai pensé partager certains trucs et points de vue que j’aurais aimé avoir dans mes jeunes années de « novice SÉPAQ ».

RÉSERVATIONS

J’aime : les réservations téléphoniques. En général, les agents qui travaillent aux réservations téléphoniques sont de bons conseils et peuvent nous dire où aller si, par exemple, on veut être:

  • près (ou pas) du bloc sanitaire
  • dans une boucle où les chiens sont permis
  • dans un coin tranquille intime ou à l’inverse si on part en groupe

J’aime pas, moins : le site Internet. À moins que tu connaisses exactement le site  de camping où tu veux t’installer, l’option réservation sur le site Internet de la SÉPAQ est pour toi. Le site web a connu certaines améliorations avec le temps, mais il n’est pas complet, on apprécierait des photos pour chacun des sites qu’on peut réserver. (Penses-tu que j’ai écrit le mot « site » assez souvent dans ce paragraphe?)

LES TARIFS

J’aime pas : qu’on doive payer en extra les frais d’accès quotidiens au parc. Me semble que c’est une évidence : si je réserve un site, je vais avoir besoin d’accéder au parc à tous les jours ! Les frais devraient être inclus dans le prix affiché par nuit, j’aurais moins l’impression de me faire avoir.

Concrètement: pour 2 adultes, 3 nuits de camping (sans service) + les accès quotidiens au parc = 157,93$. Certains diront qu’il faut être riche pour faire du camping pas-de-luxe !

Le truc : prendre sa carte annuelle.  Pour avoir accès à tout le réseau durant 12 mois : 76,50$. Pour avoir accès à un seul parc, durant 12 mois : 42,50$.

LES MAGASINS GÉNÉRAUX

J’aime : magasiner dans la nature ! Certains magasins offrent des options ingénieuses pour faciliter la vie des campeurs. On peut faire des deals en fin de saison (allô le sac de couchage payé 30$) et découvrir des produits locaux.

Coup de cœur : la « boîte du campeur », pour manger de la fondue chinoise en camping, sans se casser la tête ! La boîte comprend : 450g de bœuf, 450g de poulet et le bouillon à fondu. Certains magasins généraux prêtent même les caquelons à l’achat d’une boîte. Le bonheur coûte 29,99$.

 

J’aime pas : rien. J’aime pas mal tout. (Tu vois, je ne fais pas que chialer !)

CANOT-CAMPING

Mon CV de campeuse avec la SÉPAQ  a commencé par des années de canot-camping, loin de toutes ondes cellulaires, en pleine forêt, quand il n’y a que les éléments et nous. Du bois, de l’eau, du ciel, du feu. Mon rapport avec la SÉPAQ était donc purement nature.

J’ai souvenir de certaines  mauvaises informations reçues d’amis-« non, il n’y a pas de portage »– pour me retrouver à sacrer dans le bois, la tête en dessous du canot, à faire d’innombrables aller-retour entre la voiture et le quai parce que mes bagages n’étaient pas prévus en conséquence…

Mais toi, ça ne t’arrivera pas, parce que tu es en train de lire ceci !

Truc #1 : après la réservation, raccrocher et rappeler pour parler à un autre agent et valider les informations reçues. 2 avis valent mieux qu’un !

Truc #2 : ramer, tu ne feras pas trop vite. Une fois sur le lac, les  sites ne sont  pas toujours très clairement identifiés. On est à un coup de pagaie de chercher son emplacement pendant une heure.

Truc #3 : ton sourire tu traîneras, pour les soirs où tu dois partager ton « trou à feu » avec les campeurs des 3 autres sites autour (s’ils sont occupés bien sûr).

Alternative au truc #3 : si tu ne te sens pas le cœur à la jasette, les sites sont aménagés avec table à pique-nique et petit BBQ individuels pour la cuisson… Et pour l’ambiance, si tu n’as pas envie de faire la connaissance de tes voisins, avec tes joggings pleins de moutarde parce que dans le noir, c’est tough de viser la saucisse que tu viens de faire cuire sur ton bâton.

 

photo: https://www.sepaq.com/

CAMPING SAUVAGE

Le camping sauvage n’a de sauvage que le nom. C’est d’ailleurs une vieille appellation qui a été remplacée par « sans service ».

J’aime Les odeurs : du bois (surtout mouillé, si je fais référence à la saison de camping 2017 hihiihi), du feu, des arômes de BBQ qui cuisent chez les voisins…

Le ressourcement : la nature, le lâcher prise, la quiétude, le fait que tout goûte toujours meilleur dans le bois.

Mon look : ma collection de « campeuse-qui-traverse-les-époques » , essentiellement molle, noire et grise,  comprend un poncho qui a été tricoté avant ma naissance, des joggings trop longs de monsieur, des hoodies autrefois noirs et tout ça agrémenté de petits trous faits par les tisons.

J’aime pas : la proximité des voisins. Pas normal que je sois au courant que le fils de 19 ans de la voisine est pilote de brousse, elle est fière de lui, mais ça lui fait ben peur (true story vécue le 6 octobre 2017).

photo: https://www.sepaq.com/
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LES BLOCS SANITAIRES

J’aime : leur existence ! Une douche chaude après une journée de pluie, ça réconforte !

Écouter les mères qui essaient de laver leurs enfants en vitesse, dans les douches payantes « vite vite vite, l’eau va couper, faut avoir assez de sous pour laver ton petit frère ».

J’aime pas : que les douches soient payantes, justement. 4×0,25$ pour 4 minutes, c’est abusif (surtout que tu en passes 2 à attendre l’eau chaude). J’avoue que j’aurais moins tendance à critiquer si les douches étaient parfaitement aménagées : si le pommeau ne crachait pas un jet qui veut me décaper la peau, qu’il ne soit installé collé sur le mur (y’a quelque chose de dégueulasse d’avoir tout le bras collé sur le mur quand tu essaies de te laver).

L’entretien irrégulier. Dans certains parcs, les employés s’affairent à garder les blocs sanitaires impeccables. Dans d’autres, la propreté laisse à désirer (je prends à témoin mes gougounes qui ont partagé le jus de combien d’autres gougounes dans des douches aux drains bloqués ?)

LE PRÊT À CAMPER

C’est l’option parfaite qui marie séjour en nature et « le camping ça me gosse parce que c’est trop de trouble ». Plusieurs parcs offrent la possibilité de louer une tente Huttopia ou une tente Hékipia.

J’aime : l’idée de pouvoir voyager léger, n’apporter que sa bouffe et ses effets personnels. Les tentes sont vraiment bien équipées et comprennent :

  • L’équipement de cuisine
  • L’éclairage et l’électricité
  • Un poêle installé à l’extérieur sous un auvent
  • Un petit réfrigérateur
  • Un chauffage d’appoint
  • 4 chaises de jardin et une table à pique-nique

J’aime pas : les tarifs : encore là, on frôle les 140$ par nuit, si on ne détient pas la carte annuelle pour avoir accès aux parcs.

L’heure d’arrivée :  17h00, difficile de profiter pleinement de l’expérience quand on réserve seulement pour une nuit, puisque le départ doit se faire à midi le lendemain. On apprécierait pouvoir profiter de quelques heures supplémentaires, dans cette formule.

photo: Hélène Gauvreau

Et toi? Quels sont tes trucs, tes « j’aime », tes « j’aime pas » quand tu vas camper à la SÉPAQ? Laisse-moi un message et je les rajouterai dans ma liste !

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