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GLOIRE À SANDBANKS, au plus haut de l’ONTARIO

GLOIRE À SANDBANKS, au plus haut de l’ONTARIO

 par Mel Leblanc

Première douche à vie en Ontario, merci le Parc de Sandbanks.

Je ne pensais jamais que je serais là, à vous parler d’une douche. Une douche comme dans l’action de se laver, pas comme le féminin de douchebag. Faut comprendre : quand tu roules, tu te débarbouilles plus que tu te laves. J’ai 50 litres d’eau, ça débarbouille pas pire… Mais là, on est ailleurs, côté sanitaire. Next level.

Premièrement, tu peux te laver aussi longtemps que tu veux, gra-tui-te-ment. Au Québec, sur les quatre minutes d’eau que tu as pour un dollar, tu dois en gaspiller deux à attendre l’eau chaude. Au parc de Sandbanks, l’eau est parfaite. Mieux que chez moi. Je voudrais amener toute cette installation à la maison. Tu actives l’œil magique (même pas besoin de gosser à essayer de comprendre la bête), tu balades ta main un peu dans le vide, les yeux plein d’exfoliant et PIIIIICHHH (toute proposition phonétique pour écrire le son de la douche est la bienvenue) : le meilleur feeling qui soit avec, en prime (comme si c’était pas encore assez), la pression d’un jet faisant saliver certaines bornes-fontaines de Montréal.

Et imaginez cette douche constituée des larmes angéliques des cieux ontariens, quand tu arrives de la plage. Attention, quand je dis « plage », je veux dire MY GOD MAIS VOYONS QUE JE N’AVAIS JAMAIS MIS LES PIEDS ICI AVANT?????

LE PRINTEMPS EST ONTARIEN, LE PARADIS EST SANDBANKS

Le printemps, en Ontario (du moins à Sandbanks), c’est pas seulement une découverte pour nous, c’est une nouvelle tradition! Et ce, pour plusieurs raisons :

— Les douches (OK, je pense qu’on a fait le tour);
— L’absence de moustiques (voir l’anecdote plus bas pour comprendre à quel point ce point arrive en TOP de liste. Après les douches, bien sûr;
— Le dude au site 301 et son set-up de cinéma maison [juste pour le juger]. Tsé, quand le ring à feu sert de meuble pour télé plasma 42 pouces?;
— Les vignobles à visiter dans Prince-Edward County [faudra d’ailleurs qu’on m’explique pourquoi les vins sont toujours meilleurs pendant la dégustation que lorsque tu ouvres ta bouteille avec ton carbonara maison];
— L’état des routes [je sais que c’est dur à croire, mais ça existe de l’asphalte dépourvu de nid de poule];
— Les surréalistes cannabis convenience stores présents partout sur le territoire Mohawk et le prix de l’essence;
— Le patriotisme. Il y a quelque chose de beau dans le « proud to be Canadian » qui dure pas juste une journée dans l’année.

Ça lui va trop bien des vignes ontariennes, non?

MAIS SURTOUT…

— Le lac Ontario et sa magnificence. Jean Leloup l’avait compris bien avant nous dans sa Ballade à Toronto: : « Jamais je n’oublierai les étoiles sur la route de Toronto / Et ce jour sur cette plage du lac Ontario”

Petit feeling de bord de mer pas désagréable du tout.

Parce que oui, la plage du Lac Ontario est sérieusement à considérer quand vient le temps de prendre des vacances. Quand on ne veut pas changer de devise ou s’éloigner trop loin de la maison. Elle est vaste, splendide, l’eau est parfaite et claire (allô la pataugeoire naturelle qui s’étend sur des centaines de mètres).

Et parce que les couchers de soleil sont juste assez magnifiques, juste assez grandioses pour faire nos quétaines d’amoureux devant la lentille.

 

Je suis là à vous écrire quand apparaît ceci, dans ma face. Le paradis, que je disais

 

Set-up zéro pinterest et zéro instagrammable, mais c’est beaucoup ça la vie de vaners. Même le foie gras n’a pas l’air si appétissant sur une planche à découper éternellement sale, à côté d’un vieux bol de guacamole défraîchie et une gourde, sur une nappe carrautée (elle aussi sale en permanence).

Bourgeois? Oui et totalement assumés. Ben semi, le pain, c’est un pain à hot-dog…

 

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