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France : se remplir la panse à Sarthe

France : se remplir la panse à Sarthe

Par Mel Leblanc

Coup de pour la Sarthe que je visite pour la première fois. Il fait bon séjourner en campagne française, pour un bref passage rempli d’émotions (les grands-parents d’Antoine célèbrent leur 70e anniversaire de mariage. WOW!)

Première surprise: l’accent sarthois qui ne ressemble en rien à l’accent français qu’on connaît. J’y retrouve certaines sonorités de nos campagnes québécoises, avec les “R” roulés et les “A” prononcés en “â”.

Mon baptême en Sarthe se fait en grande pompe: j’ai la chance de participer aux festivités du 70e anniversaire! Un grand banquet français comme je me l’imaginais, comme je l’ai si souvent lu et vu dans les films ! La fête s’étire sur deux jours (le repas aussi!).

Jour#1: 11h30: Vin d’honneur+bouchées+entrées (salades paysannes)+plat (viandes de boeuf, porc et agneau servies froides)+trou normand+salade+fromages+dessert+vinvinvin… Je ne sais plus où donner de la panse entre ma tête qui dit “oh, je n’ai pas goûté à ça” et mon foie qui hurle “heille la grande, tu t’arranges pour me retrouver dans ta prochaine assiette!”.

Vers 21h30 on est sortis de table (oui, je me suis relue et j’ai bien écrit 21h30…!).

Pour faire quoi? Rebelotte = sortir d’autres fromages+terrines+pâtés+vino à 22h00.

Que du pur bonheur coulant de bon gras délectable ! Grand-maman fait ses propres pâtés de sanglier chassés sur la terre par les cousins… “On fait tout, on fait tout! Même des bêtises”  avoue grand-mère dans un éclat de rire.

Jour#2: Poulets cuits sur la broche au dessus du charbon de bois+ pommes de terres que j’ai MOI-MÊME déterrées pour la première fois de ma vie (j’en rêvais depuis que Fardoche a expliqué à Passe-Carreau comment on fait, en 1981!). Je capote !

Ça c’était juste avant que je ramasse les oeufs de la faisane, que je me mette à dos toute la basse-cour et qu’un oeuf m’explose dans la main. Pour rire de moi, c’est ici

Il a littéralement EX-PLO-SÉ. Non, je n’ai pas serré trop fort. Oui la théorie du choc thermal a été étudiée et écartée. Y’a rien à comprendre ! La fille de la ville essaie de se la jouer campagne et les oeufs ont compris mon stratagème !

Mon passage fût de trop courte durée, mais ô combien mémorable.

Pour vivre la campagne sarthoise, pour que les petits réveils aient un peu le goût des classiques français, je recommande Le gite de l’Ormeau: réelle bouffée de fraîcheur et de nature. 

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photo: Hélène Gauvreau

 

 

 

 

 

crédit photo: Hélène Gauvreau
photo: Hélène Gauvreau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sourire léger aux lèvres et le sac trop lourd au dos, on quitte Crissé pour Héraklion, capitale crétoise, où nous serons dans 20 heures.

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