Close

On est où ?

vivre MONTRÉAL, explorer le QUÉBEC, découvrir le MONDE

Comment se faire auto-honte dans son propre condo

Comment se faire auto-honte dans son propre condo



La beauté d’habiter dans les hauteurs du centre-ville c’est que peu importe l’heure du jour ou de la nuit, je peux admirer le ciel et les buildings, les couleurs, les lumières… Dans mes hauteurs je n’entends pas la rue, les sirènes, le trafic, je ne vis pas les cônes oranges, les nids de poule… Je suis ZEN. Le seul bruit est celui de la ventilation sur les toits aux alentours. Des fois je me ferme les yeux et je me faire accroire être au bord de la mer et que cette soufflerie est celle du doux ressac de l’océan devant moi. (À la question « est-ce que ça fonctionne?! » je répondrai NON. Mais ça me fait rire.)



Donc, dans toute ma zénitude, je regarde dehors et j’apprécie ce que j’ai et je me pince, même après 2 ans. J’ai fait le choix de ne pas avoir de rideau pour toujours être à l’affût d’un changement céleste, d’un nuage, d’un coucher de soleil… Et comme je travaille de la maison, j’ai droit à un spectacle différent tous les jours.

La semaine passée, j’ai reçu un avis du gestionnaire de l’immeuble nous disant de fermer les fenêtres lundi et mardi parce qu’une compagnie viendrait les laver. Dimanche en me couchant, j’ai donc fait mes devoirs et j’ai fermé mes fenêtres.

Quand tu travailles de la maison, tu as un bel assortiment de « linge-de-maison-qu’on-ne-porterait-pas-devant-personne ». Je peux me changer 4 fois par jour si j’ai à sortir. Pyjama, linge de « dehors », kit de de mou, linge de « meeting », kit de mou, linge de « jogging ». Et tu devrais me voir quand je rentre à la maison. J’ai à peine un orteil dans le condo que je suis déjà en train de « stripper » vers ma chambre pour replonger dans mon « linge-de-maison-qu’on-ne-porterait-pas-devant-personne ». Ce matin donc, mercredi matin ca-ni-cu-lai-re, en revenant de la pharmacie, j’ai, je crois, remporté des records de « déshabille-toi, fait trop chaud dehors vite vite vite ». J’avais chaud à des endroits que je ne saurais nommer. Me voilà en train de m’arracher les vêtements collés au corps, dans ma chambre. Et là, j’ai entendu un bruit inhabituel venant de la fenêtre. J’avais la face collée dans le chandail par la sueur, les bras dans les airs, la toque sur le dessus de la tête qui ne coopérait pas… et j’essayais de tout enlever en même temps,  même si je sais que les madames de La vie en rose n’aiment pas qu’on enlève nos soutiens-gorge comme des chandails.

Oui.

Tu la vois la scène.

Moi aussi je l’ai vue, dans ma tête parce que concrètement, tout ce que je voyais c’était du tissus.

Je ne sais pas pourquoi, j’ai terminé mon strip tease.

OUI ! je l’ai terminé !!!!!!!

Je savais ce qui allait se produire, avec ma face de Marie Lamontagne qui se fait fouiller à nue pour la première fois. Dans ma tête ça disait: « shit y’a un gars dans ma fenêtre, y’a un gars dans ma fenêtre shit de fuck de marde. » J’ai fini par me sortir la tête de là et oui, y’avait un gars dans ma fenêtre.

EN FAIT IL Y EN AVAIT 2 !!!!!!!!!!!!.

Je n’ai pas crié.

Je n’ai pas pleuré.

Je n’ai pas fait de eye contact.

Je me suis GAROCHÉ sur le plancher, et j’ai joué à la morte.

J’ai rampé jusqu’à la salle de bain (où il n’y a PAS de fenêtre, je songe y aménager tout le reste de l’appartement d’ailleurs) et je m’y suis réfugiée jusqu’au soir. Pourquoi? Parce que je savais bien qu’ils reviendraient dans le salon !

Ça va être beau, je vais passer mon tour pour la suite du court-métrage  « Les melons de Mélanie au 12e ».

Photo prise par la porte entrouverte de la salle de bain

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close