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KYOTO: quoi faire et quoi visiter

KYOTO: quoi faire et quoi visiter

Par Philippe Simard 

KYOTO ET SES 1001 TEMPLES

Planifier un voyage est toujours laborieux dans mon cas et le Japon n’a absolument pas fait exception. À la veille de notre départ vers l’archipel nippon, après maintes remaniements de l’itinéraire, nous avions obtenu consensus : 3 jours à Kyoto sur nos 20 jours… oui, oui, faut faire des choix! Et notre appétit pour ce pays était, disons-le, gargantuesque! Dieu merci, nous nous étions donné une marge de manœuvre en optant pour des hôtels avec possibilité d’annulation sans frais (pour quelques dollars de plus lors de la réservation), ce qui, à mon humble avis, est une option plus qu’intéressante lorsque vous êtes votre propre guide. Et je peux vous dire ô combien nous étions enchantés par ce choix, car dès notre arrivée à Kyoto, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais nous avons eu la même réflexion au même moment : annuler notre ville suivante (Osaka) pour prolonger notre séjour dans ce joyau nippon… une décision assise sur absolument rien de factuel, mais complètement sur notre ressenti, sur notre « feeling »… Comment mettre en mots cette « vibe » inexplicable!  Est-ce pour ses jolies montagnes qui bordent la ville sur trois côtés? Ses charmantes petites rivières? Ses somptueux et luxuriants jardins? Son rythme étonnamment plus lent que Tokyo ou que toute autre ville du même gabarit? J’ai encore de la difficulté à mettre le doigt dessus, mais quand on y est, on a carrément envie de s’y installer et d’y vivre, amen!

Mes astuces pour simplifier vos déplacements au Japon en train:

  • procurez-vous la  JR Pass : se déplacer au Japon en train est un véritable jeu d’enfant… ou presque! Achetez-la de chez-vous au moins quelques semaines avant votre départ, elle vous sera livrée par courrier recommandé en quelques jours seulement. Avec ceci en poche, tout devient très facile au moment de remanier son itinéraire, parce qu’il n’est nullement nécessaire de réserver ses déplacements à l’avance : le réseau est largement bien desservi quotidiennement. Tout ceci facilite alors tout ajustement à votre périple.
  • téléchargez  l’application  Hyperdia qui nous a été d’une utilité déconcertante pour planifier nos déplacements de ville en ville ou même à l’intérieur d’une même ville.  

Kyoto est une ville mémorable et empreinte d’histoire, ayant été la capitale impériale du Japon durant plusieurs siècles. Nichée dans un environnement plus qu’enviable avec cette nature si accessible et généreuse, malgré sa population abondante (1.5 million d’habitants), cette ville nous charme par son calme et sa sérénité. C’est peut-être grâce à ses mille et un TEMPLES vous conviant à tant de contemplation, ou encore grâce à ses mythiques quartiers de Gion et Pontocho où il est encore possible d’y croiser une geisha dans les méandres des petites rues mystérieuses. À ce sujet, beaucoup croient que les geishas sont de simples prostituées, mais bien au contraire, ce sont de véritables artistes et dames de compagnie maîtrisant différents arts japonais traditionnels pour des clientèles, disons-le, bien aisées. De plus en plus rares, elles sont difficiles à apercevoir. Sans compter qu’elles n’apprécient guère être photographiées comme de simples bêtes de cirque, soyez alors prévenus et discrets si l’envie vous prend de croquer quelques clichés d’elles au passage!

Photos des magnifiques quartiers de Gion et Pontocho et d’une geisha de dos

Mille et un temples décorent l’ancienne capitale du Japon et pour les fervents amateurs du bouddhisme et du shintoïsme, vous serez donc amplement rassasiés! Évidemment, impossible de tous les visiter en cinq jours, alors voici donc ceux que j’ai visités lors de mon passage à Kyoto :

Le temple Kinkaku-ji, le pavillon d’Or, est certes le plus célèbre et le plus clinquant pour satisfaire votre vue! Recouvert de feuilles d’or, ce temple est d’un éclat sans égal, en plus d’être dans un décor plus qu’enchanteur. Reconnu comme Patrimoine mondial de l’Unesco, son reflet miroitant dans les eaux du petit étang vous donnera envie de prendre les plus beaux égoportraits du monde! Par contre, comme c’est l’un des trois temples les plus visités de Kyoto, soyez prêts à affronter les foules avec une armée de patience en vous!

Le magnifique pavillon d’Or miroitant dans l’étang

Le temple Toji surnommé le « temps de l’Est » en est un bouddhiste. Reconnu pour sa pagode à cinq étages, elle serait une des plus belles et des plus hautes du pays. Surplombant fièrement de ses 57 mètres les magnifiques jardins qui arboraient déjà les couleurs automnales, ce fût un pur ravissement pour nos yeux! Beaucoup de bâtiments sont à visiter au milieu de l’enceinte principale, mais malheureusement vous devrez retenir en vos mémoires ces souvenirs, car il est interdit de prendre des photos.

 

Le temple Toji avec sa pagode à cinq étages, l’une des plus belles au Japon

Le temple Kyomizu-dera vous charmera par son architecture incomparable. En effet, plus d’une centaine de piliers de bois massifs soutiennent les différents monuments du temple juché à flanc de colline. Malheureusement pour nous lors de notre visite, la structure de bois était en rénovation. Nous avons tout de même pu apprécier ce site enchanteur, tout comme le quartier de Sannenzaka et ses ruelles bordées d’échoppes de toutes sortes que nous avons arpentées pour nous rendre au Kyomizu-dera. C’est d’ailleurs à cet endroit que j’y ai trouvé fièrement ma théière japonaise, après maintes recherches dans la ville, j’ai été surpris par la quantité de boutiques établies dans ce petit secteur pentu. Soyez rassurés, la montée vers ce temple se fait assez facilement, nul besoin d’être un athlète olympique!

Le splendide temple Kyomizu-dera sis sur la montagne grâce à ses piliers de bois massifs

 

Magasinez vos souvenirs du Japon dans le quartier Sannezaka lors de votre montée vers le temple Kyomizu-dera

Le sanctuaire Fushimi-inari étant le plus imposant de la branche Inari du shintoïsme est un véritable pèlerinage en soi. Pour cause, avec plus de 30 000 toriis rouge-orangé créant des sentiers d’une beauté remarquable en montagne sur un peu plus de 4 km. Il faut compter environ deux heures pour en atteindre le sommet, mais encore là, libre à vous d’explorer qu’une seule partie du circuit. Ainsi donc, échappez-vous dans les antres des milliers de vermillons pour y découvrir différents sanctuaires qui ponctuent le parcours. Vous y apercevrez également plusieurs renards, ces messagers divins et protecteurs des récoltes selon les légendes.

Ce sanctuaire shinto bien reconnaissable par son parcours de près de 4 km ponctué de milliers de torii rouge-orangé

Le marché Nishiki a complètement séduit mon estomac bien avide de nouveautés culinaires! Quel plaisir ça été de naviguer entre les poissonneries aux étals débordant d’aliments des plus étranges prêts à être consommés sur le pouce. Situé en plein centre de la ville, beau temps, mauvais temps (parce qu’il peut pleuvoir et même neiger à Kyoto), rendez-vous sous cette interminable rue couverte de panneaux de verre coloré, vos papilles pourront faire (avec votre permission et quelques yens) de nouvelles rencontres culinaires. Pourquoi ne pas vous laisser tenter par un bébé pieuvre marinée, par des moineaux (oui, oui, ça a un goût de poulet, mais légèrement craquant sous la dent) ou encore par une brochette de calamars fraîchement pêchés? Bref, un endroit où allier économies et découvertes culinaires pour bien se bourrer la panse! Et pour les estomacs plus sensibles, la balade vous satisfera différemment que par votre ventre! Kampaï!

Le long marché linéaire et couvert de Nishiki où faire mille et une trouvailles culinaires

Les multiples rues commerçantes couvertes me rappellent une impression de déjà-vu (peut-être à la feu Plaza St-Hubert), mais certes, en bien plus ravissant! Déambulez donc sous les arcades de Teramachi ou encore de Shinkyogoku pour y croiser des magasins de toutes sortes. Que ce soit pour y dénicher des souvenirs, prendre une petite pause café (au Japon, on ne mange et ne boit pas sur la rue au risque de subir des regards désobligeants), trouver quelques fringues japonaises, ou faire un arrêt dans un petit sanctuaire en plein milieu de ce brouhaha! Tout comme le marché Nishiki, ce véritable enchevêtrement de rues est situé au coeur de la ville. Bien entendu, vous serez hors de portée de mauvaises conditions du ciel. Journée grise à l’horizon : alors à vos marques, prêts, magasinez!

Sous les arcades des rues de Teramachi et de Shinkyogoku pour un magasinage sans fin

 

Le parc des singes Arashiyama-Iwatayama situé en périphérie de Kyoto satisfera votre envie de bouger tout en visitant des singes en liberté, et ce, sans enclos, un vrai contact avec eux. Je vous entends déjà, mais je tiens à vous rassurer illico… Primo, étant un parc, du personnel encadre et supervise la visite sur la montagne, car les singes demeurent des bêtes et il faut évidemment se conformer à certains règlements largement explicités et imagés sur place; deuxio, la montée est praticable pour tous, évidemment peut-être expirez-vous quelques gouttes de sueur, mais à chacun son rythme et le sentier en terre battu avec quelques marches est plus qu’agréable à gravir! Bref, apportez-vous de l’eau, différentes couches de vêtements et votre appareil photo (ou votre téléphone) afin d’immortaliser les plus beaux panoramas de la ville. Et finalement, n’oubliez pas de profiter de la quiétude et de la splendeur du secteur d’Arashiyama en contrebas de la montagne : un ressourcement assuré!

Le parc d’Arashiyama en périphérie de Kyoto avec ses singes
Vue panoramique sur le quartier d’Arashiyama

 

 

En bref, Kyoto a marqué notre esprit par sa douceur, par son envie spontanée d’y vivre, par sa culture opulente et traditionnelle, mais surtout par sa beauté enivrante! Et vous, y a-t-il une ville dans ce beau monde qui vous a fait cet effet?

 

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